L’écotourisme en Afrique


Un tourisme plus respectueux

Aujourd’hui, nous sommes dans une société où la surpopulation cause d’importants dégâts aux habitats naturels et aux animaux (que ce soit, mammifères, poissons, reptiles, amphibiens, oiseaux). La population surconsomme les produits alimentaires, dégrade l’environnement, et pratique le tourisme de masse. Face à ce tourisme de masse qui cause lui-même des dégâts importants, des formes alternatives de tourisme se mettent en place. Tels que l’écotourisme, le tourisme durable, le tourisme alternatif (activités de tourisme et volontariat).

Définition de l’écotourisme : « forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement, et aux bien être des populations locales. »

Société Internationale d’Ecotourisme


En protégeant l’environnement, on protège également ses habitants, les humains et les animaux.
Ainsi, l’écotourisme c’est voyager dans des lieux incroyables, naturels, préservés, où la nature sauvage règne. Et c’est aussi dans ce cadre que vous serez à même d’avoir de vrais contacts avec la population locale, apprendre leur culture, leur mode de vie, et pourquoi pas quelques mots de leurs langues.

L’écotourisme, c’est l’espoir. L’espoir de lutter contre la pauvreté, l’espoir de sauver les trésors de notre planète, l’espoir de sauvegarder cette terre sur laquelle nous vivons. Dans tous les cas, l’écotourisme est l’avenir du tourisme !

Le tourisme Durable

L’Organisation du Tourisme Durable (OMT) a créé la charte du tourisme durable :

« le tourisme durable implique la gestion de toutes les ressources de telle manière que les nécessités économiques, sociales et esthétiques soient rencontrées dans le respect de l’intégrité culturelle et environnementale des territoires visités, de leur diversité biologique et du cadre de vie. Il doit être supportable à long terme sur le plan écologique, viable sur le plan économique et équitable sur le plan ethnique et social pour les populations locales » (article 1 de la charte du tourisme durable »

Organisation du Tourisme Durable


D’après l’OMT, les principes de gestion du tourisme durable sont applicables à toutes les formes de tourisme, y compris le tourisme de masse. Sur le plan écologique, le tourisme durable met en place des plans pour préserver l’environnement. Sur le plan économique, il met en place une juste répartition des richesses provenant du tourisme.
Exemple de décisions prises dans le cadre du tourisme durable :
• Création de réserves de Biosphère


L’UNESCO a mis en place un réseau de zones modèles conciliant la conservation de la biodiversité et le développement durable, qui a été nommé « réserves de biosphères ». Les objectifs sont : réduire la perte de biodiversité ;  améliorer les moyens de subsistance des populations locales, favoriser les conditions sociales, économiques et culturelles essentielle à la viabilité du tourisme durable ; améliorer les connaissances grâce à des échanges d’expérience et d’expertises qui s’organisent au niveau régional et mondial ; et ainsi contribuer aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)
L’Afrique Subsaharienne compte 64 réserves de Biosphère dans 28 pays. En voici quelques une :

Réserve de Biosphère des vignobles du Cap (Afrique du Sud)

Réserve de Biosphère du Waterberg (Afrique du Sud)

Réserve de Biosphère du Mont Kenya

Réserve de Biosphère de Malindi Watamu Reserve (Kenya, océan indien)

Réserve de Biosphère de La NCA, Ngorongo Conservation Area (Tanzanie)

Réserve de Biosphère du Parc Queen Elizabeth (Ouganda)

Réserve de Biosphère du moyen Zambèze (Zimbabwe)

On associe le tourisme durable à un tourisme responsable. Pour cela il faut que les voyageurs connaissent l’impact qu’ils auront, qui peut être négatif, et être en mesure de modifier certaines habitudes pendant leurs voyages. Il est important d’adopter une attitude responsable que ce soit sur les sites naturels visités et face aux populations locales.

Écotourisme


En 1991, la Société Internationale d’écotourisme (TIES) établit une définition précise : un  voyage responsable dans des zones naturelles, voyage qui préserve l’environnement et soutient le bien être des habitants.
En 1996, Union Internationale pour la Conservation de la Nation (IUCN) a adopté cette définition : l’écotourisme est une modalité touristique responsable face à l’environnement et la visite d’aires naturelles relativement peu perturbées, dans le but d’apprécier la nature (et ses composantes culturelles passées et présentes) tout en promouvant la préservation, en ayant un impact de visite minimal et en privilégiant une intégration active qui apporte des bénéfices sociaux-économiques aux populations locales.
Plusieurs autres définitions ont vu le jour, même si toutes présentes les mêmes aspects, c’est celle de la TIES qui prime.
Les principes fondamentaux de cet aspect sont :
• La minimalisation de l’impact sur l’environnement.


Toute structure ou activité touristique se doit de respecter l’environnement. L’hébergement le plus souvent associé à l’écotourisme est l’écolodge. De la gamme rudimentaire au luxe, ils tentent de réduire les conséquences néfastes sur l’environnement avec des structures faites à partir de matériaux locaux, en privilégiant les énergies renouvelables (la plupart du temps solaire), le tri sélectif et une consommation en eau limitée. Lors des activités proposées, le nombre de participant doit être restreint afin de limiter la dégradation sur l’environnement et d’éviter de perturber les animaux sauvages.


Le bien être des populations locales et la valorisation du patrimoine culturelle


La plupart du temps et ce souvent où le tourisme est très développé, les populations ne retirent aucun bénéfice des revenus engendrés par le tourisme. Ce qui accentue la pauvreté. Dans le cadre d’un développement durable, l’écotourisme peut améliorer les conditions de vie des populations locales à long terme en leur offrant des opportunités de travail en participant à leur développement socio-économique. Ce que font par exemple les écolodges. Leur participation dans la gestion de l’activité leur permet de tirer profit du tourisme d’un point de vue économique et d’obtenir des revenus directs afin de développer leur communauté. Bien souvent, la pauvreté cause l’exode dans les villes, ce qui amène à la perte de leur culture, leurs langues se perdent, leurs coutumes… C’est la richesse de l’humanité qui ainsi se meurt aussi. En créant des emplois dans leur communauté, les peuples peuvent perpétuer leurs traditions et leurs coutumes.

L’éducation environnementale


Sensibilisation et éducation sont fondamentales dans la conception de l’écotourisme. , le but étant d’augmenter la prise de conscience des visiteurs et de la population locale en faveur de la protection de l’environnement. Tout d’abord, l’écotourisme contribue à faire connaître l’utilité des aires protégées et leurs rôles éducatifs. Le visiteur comme le peuple local, doit comprendre pourquoi il est nécessaire de préserver le site et prendre conscience de sa valeur biologique ou culturelle. Cette part d’éducation est souvent confiée à des guides, des associations, des centres de réintroduction, généralement issus de la communauté locale qui ont suivi une formation pour transmettre leur savoir faire et leurs connaissances aux touristes. Les associations, et les centres de réintroduction sont souvent tenus par des scientifiques ou des écologistes. Le but ultime est de faire prendre conscience à tout le monde que le respect de l’environnement est aussi important  chez eux que chez les autres. Et que chaque jour nous pouvons agir en faveur de la protection de la nature, la faune, les habitants.

protection de l’environnement


Le recours à des sources d’énergies renouvelables aiderait à réduire les émissions de dioxyde de carbone de 5%, de dioxyde de sulfure de 10% et de dioxyde d’azote de près de 15%. Ce qui constituerait une baisse notable de la population, grand mal de notre terre.

L’Afrique abrite une richesse floristique et faunique impressionnante souvent surexploitées. Mais aujourd’hui de plus en plus de pays se tournent vers l’écotourisme comme le Kenya, la Tanzanie, Le Botswana, la Namibie, l’Afrique du Sud…. L’Ouganda y tend également…

  • En conclusion, pour un tourisme éco responsable, voici quelques règles :
  • Réduire votre consommation en eau et en énergie.
  • Ne pas laisser de déchets derrière vous, ramassez et vous trouverez forcément une poubelle quelque part.
  • Lors des excursions, suivre les conseils du guide (sauf si ce dernier n’a pas un comportement très éco responsable).
  • Ne pas s’approcher des animaux. Toujours garder une distance de sécurité, déjà pour vous et pour l’animal. Ne jamais perturber un moment de chasse, laisser faire la nature. Ne jamais couper la route entre une mère et son petit (cela peut être très dangereux pour vous).
  • Ne pas partir observer les primates si vous êtes malades, un petit rhume peut tuer certaines espèces.
  • Ne pas donner d’argent aux enfants
  • Ne pas dévisager la population locale
  • Respectez les peuples locaux. Si vous souhaitez les prendre en photo, demandez-leur ! La plupart des ethnies en Afrique ont un dialecte, mais ils vont faire preuve de sympathie et communiquer avec vous en anglais. Soyez curieux, montrez que vous vous intéressez à leur culture, leur langue, leur base d’alimentation…. Et en plus du dialecte il y’a aussi souvent une autre langue nationale, apprenez quelques mots avant de partir, cela leur fait toujours plaisir.
  • Achetez des produits locaux, les marchés, les petits magasins tenus par des locaux…
  • Evitez d’exhiber votre argent. Personnellement lorsque je pars, je mets la plus grosse somme dans un porte monnaie. Et une bien plus petite somme dans un autre porte monnaie, que je sors lorsque je veux acheter quelque chose.
  • Respectez l’environnement, ne pas cueillir de fleurs ou de plantes. En randonnée, ne vous écartez pas des sentiers prévus pour. Ne pas déranger un animal, oui le lion dort beaucoup, et qu’est ce qu’on aimerait qu’il lève sa tête pour le prendre en photo… Mais patientez et il le fera. Inutile d’attirer son attention en faisant quoique ce soit de bête que j’ai pu observer. Non seulement vous déranger l’animal, mais en plus vous vous mettez vous-même en danger !


Il y a pleins de moyens à la portée de tous d’agir pour un tourisme écologique, et responsable. Chaque geste a son importance ! Il n’est pas forcément utile de voyager que dans des écolodges de luxe. Il y’a des petites structures écotouristiques, votre façon de voyager, votre participation ! Protéger les terres et la biodiversité animale et végétale, c’est protéger la terre, et donc l’humanité !